Le carnet d’écrits : pour raconter sa vie à l’école

on 23 sept 2014

Un outil parmi d’autres A l’Institut de la Visitation de Gilly différents outils/institutions de la pédagogie institutionnelle sont mis en pratique : les conseils, le « Quoi d’neuf ? », les métiers et le journal. Ces moments d’expression sont de réels coups pouces pour ces enfants dont la langue maternelle n’est pas le français. L’avantage de ces derniers est leur fréquence. Ce sont des rituels de classe/cycle. Pour les allophones, ils jouent deux rôles complémentaires. Le premier étant l’intégration. Faire partie de ces moments, c’est faire partie du groupe, de l’école. Le second est la prise de parole. L’obligation de comprendre et de s’exprimer pour en faire pleinement partie. Bien que, dans un premier temps, ils ne sont que spectateurs de ces instants. Petit à petit, ils osent se lancer. Il faut...

La première rencontre avec des enfants allophones

on 12 sept 2014

J’entame ma deuxième année d’enseignant avec une partie de mon horaire destinée aux enfants allophones. 1er septembre 2014, j’ai l’impression de redevenir un élève le jour de la rentrée des classes. J’ai la boule au ventre. Rencontrer des enfants qui débarquent d’un autre pays, ce n’est pas rien. J’appréhende le moment en espérant que le premier contact permettra déjà d’établir des liens. De briser la glace. Je sais qu’il est important d’établir une relation de confiance dès les premiers gestes, les premiers mots. Celle-ci sera un pilier solide pour la suite des évènements. Les enfants doivent se sentir libre de s’exprimer, d’oser se tromper en se sentant rassurés par une attention bienveillante de ma part. La première rencontre avec des enfants qui ne parlent pas le français La première rencontre réserve...

Regarder vers le passé pour aller de l’avant (ou raconter sa pratique)

on 24 août 2014

Raconter ses pratiques c’est prendre le temps de s’arrêter, de regarder en arrière pour aller de l’avant. J’aime mon métier pour la passion qu’il dégage. Bien entendu, on peut se satisfaire de certaines actions menées, mais, dans sa globalité, je pars du principe qu’avec un petit sac à dos rempli de trois années d’expérience je ne peux me satisfaire pleinement de ma pratique. Est-ce que j’enseigne mal ? Je ne pense pas. Est-ce que je pose les bons choix ? Je ne sais pas. Cette année, j’ai eu le plaisir, durant une partie de mon horaire, de m’occuper d’un groupe d’une dizaine d’enfants allophones. Au début, j’ai eu peur. Peur de mal faire, peur de me retrouver bête dans une situation où deux cultures, deux langues se rencontrent. Et puis, j’ai rencontré, j’ai appris, j’ai tenté de me mettre...