Regarder vers le passé pour aller de l’avant (ou raconter sa pratique)

on 24 août 2014

Raconter ses pratiques c’est prendre le temps de s’arrêter, de regarder en arrière pour aller de l’avant. J’aime mon métier pour la passion qu’il dégage. Bien entendu, on peut se satisfaire de certaines actions menées, mais, dans sa globalité, je pars du principe qu’avec un petit sac à dos rempli de trois années d’expérience je ne peux me satisfaire pleinement de ma pratique. Est-ce que j’enseigne mal ? Je ne pense pas. Est-ce que je pose les bons choix ? Je ne sais pas. Cette année, j’ai eu le plaisir, durant une partie de mon horaire, de m’occuper d’un groupe d’une dizaine d’enfants allophones. Au début, j’ai eu peur. Peur de mal faire, peur de me retrouver bête dans une situation où deux cultures, deux langues se rencontrent. Et puis, j’ai rencontré, j’ai appris, j’ai tenté de me mettre...

Les ceintures de comportement – Pédagogie institutionelle – Préambule

on 26 mai 2014

« Et si, en tant qu’instituteur, je peux, en plus des apprentissages, faire devenir des enfants citoyens, responsables, actifs, critiques et solidaires alors le métier prend beaucoup de sens pour moi. » Cette phrase extraite de ma première lettre de motivation a sans doute trouvé une réponse pertinente à mes yeux. Cette année m’a permis de rencontrer la pédagogie institutionnelle et ses outils. Jeune enseignant au sein de l’école, j’ai pu constater l’efficacité des institutions qu’elle propose pour mettre l’enfant au coeur de son évolution au travers des différents conseils existants. Une observation antérieure avait été portée sur les ceintures (de comportement et pédagogiques) qui permettent de faire évoluer chaque enfant à son rythme. Cette année, après la visite de l’école de la Neuville un début de réflexion a été...

Le CEB, la réalité du terrain ?

on 13 déc 2013

La concertation de ce vendredi me refait penser à mon post Facebook du 25 octobre 2013… On peut toujours rêver ! « Si cela ne tient qu’à eux, les libéraux feront progressivement disparaître le décret inscription, et ils rehausseront le niveau du CEB pour qu’il colle plus près de la réalité de la sixième primaire et du passage au secondaire. » La réalité du terrain !?! La vaste blague ! La réalité du terrain, ce sont des enfants tellement différents les uns des autres qu’il faudrait, à certains endroits, un enseignant différent pour chacun. Il faudrait arrêter de s’étendre sur des chiffres qui restent une moyenne nationale. Alors oui, certaines écoles ont trouvé le CEB très simple, mais ce n’est pas le cas partout. La réalité, c’est que la population d’une école n’est pas l’autre. Non, tous les enfants...

De trace du passé à patrimoine culturel. Première approche.

on 30 oct 2013

Lors de la rédaction de mon travail de fin d’étude, j’avais utilisé le terme patrimoine pour éviter les redondances (et parce que le mot sonne bien, je l’avoue) sans en comprendre l’impact de sa signification.  Aujourd’hui, je comprends l’importance de ce choix. Bien qu’il ne doit pas rester le seul but de ma recherche, la compréhension du patrimoine culturel doit pouvoir être abordée à l’école primaire. Parler (faire comprendre, ressentir, aborder…) le patrimoine avec des enfants, c’est jouer notre rôle de sensibilisateur de la jeunesse à l’importance de la transmission de notre histoire. Les traces de notre patrimoine sont les seuls éléments qui traverseront les âges, intacts, comme figés à tout jamais dans le temps qui les a vu naître. Cette phrase d’Antoine de Saint-Exupéry résume assez bien mon dernier...

Il y a un début à tout… Début de l’aventure (si je puis dire)

on 14 août 2013

Faisons, tout simplement, un arrêt sur image. Petit flashback en votre compagnie. Des mois se sont écoulés depuis cette expérience qui m’a amené à faire un stage à l’office du tourisme de la ville de Thuin (Belgique) durant ma dernière année à l’Ecole Normale Catholique du Brabant Wallon (Louvain-la-Neuve) en tant que futur instituteur primaire. A la base, j’y allais pour prendre part au travail pédagogique à destination des enfants du primaire. J’ai dû vite déchanter. L’offre du « tourisme scolaire » était quasi au point mort. Comme un peu partout, dans les villes et les musées (de petites tailles. Je ne parle pas des lieux qui possèdent des équipes pédagogiques pointues pour améliorer d’année en année leur offre) , on essaie tant bien que mal de faire du pédagogique sans un grand intérêt profond. Le but étant, et...