Il y a un début à tout… Début de l’aventure (si je puis dire)

on 14 août 2013

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Faisons, tout simplement, un arrêt sur image. Petit flashback en votre compagnie.

Des mois se sont écoulés depuis cette expérience qui m’a amené à faire un stage à l’office du tourisme de la ville de Thuin (Belgique) durant ma dernière année à l’Ecole Normale Catholique du Brabant Wallon (Louvain-la-Neuve) en tant que futur instituteur primaire.

A la base, j’y allais pour prendre part au travail pédagogique à destination des enfants du primaire. J’ai dû vite déchanter. L’offre du « tourisme scolaire » était quasi au point mort. Comme un peu partout, dans les villes et les musées (de petites tailles. Je ne parle pas des lieux qui possèdent des équipes pédagogiques pointues pour améliorer d’année en année leur offre) , on essaie tant bien que mal de faire du pédagogique sans un grand intérêt profond. Le but étant, et c’est légitime, d’attirer le visiteur. Et les écoles sont une cible parfaite.

Résultat, on ne touche pas cette cible ! (et si celle-ci est touchée, on n’arrive pas souvent aux objectifs espérés).

Après ce stage, le constat est le suivant : l’office du tourisme souhaite offrir du tourisme scolaire mais n’est pas assez formé pour proposer des activités en adéquation avec les compétences.

C’est bien dommage. Quand on voit le patrimoine présent dans la ville de Thuin (c’est un exemple vécu, mais il est adaptable à toutes les villes), il est triste que celle-ci ne profite pas de cette opportunité pour réaliser un réel travail de promotion du patrimoine auprès des plus jeunes.

L’école primaire a pour objectif de faire comprendre l’histoire aux enfants. De comprendre pourquoi, aujourd’hui, nous vivons de cette manière. D’étudier l’évolution de l’homme à travers des traces que nos ancêtres nous ont laissé pour mieux comprendre nos origines.

Ces traces du passé, nous les retrouvons justement au coeur de nos villes et de nos villages par ses habitations, ses statues, son paysage, ses rues et ses bâtiments. Mais également par ses traditions culturelles.

Un enfant appréhendera d’autant mieux le passé s’il arrive à décoder les traces qui sont présentes près de chez lui, près de son école. On se sent plus facilement concerné par des choses qui nous concerne … Pour un enfant c’est pareil. « Qu’est-ce que cette vieille tour fait au bout de la rue? », « Pourquoi il y a des terrils dans notre ville? » …

Pourquoi commencer par étudier des grands évènement de l’histoire, qui peuvent paraître si abstraits pour des petits, alors que l’observation de notre environnement peut déjà répondre à bien des questions ?

L’enseignant doit pouvoir être un ambassadeur du patrimoine culturel qui est proche de son école pour le transmettre à ses élèves. C’est peut-être là que le bât blesse…

Posons-nous cette question : « Est-ce que, en tant qu’instituteur, je connais le patrimoine culturel proche de mon école ? ». La réponse est sans doute non.

Un autre problème est aussi celui d’oser sortir de sa classe pour regarder un peu autour de soi. Et je sais que, dans certaines écoles, c’est parfois difficile à concevoir ou à faire concevoir.

A partir de ce constat, ma réflexion débute.

« Comment faire découvrir aux enfants le patrimoine proche de leur école de manière ludique et en lien avec les compétences ? » (tout ça en le rendant accessible pour les enseignants)

Enfin, au delà de la compréhension de notre histoire, l’étude du patrimoine proche permet à l’enfant de s’approprier une culture propre à son environnement. Je suis convaincu que l’apprentissage de la culture a son importance dans le développement de l’enfant.

A travers cette page, je vous propose de suivre mes démarches dans ce projet.